L’Etat d’urgence fait sa grande braderie !

L’ETAT D’URGENCE FAIT SA GRANDE BRADERIE !

La semaine dernière des interdictions de manifs distribuées comme des petits pains, des procès pour des faits remontant à la période pré-vacancière, des gardes-à-vue, il est plus que temps de se préparer pour être au taquet en cette rentrée de lutte!

3 personnes ont été arrêtées à leur domicile de manière musclée et placées en GAV, il leur est reproché des faits de dégradation remontant à différentes manifestations : celle du 6 février (carnaval pour la ZAD) et manifs du 31 mai et 23 juin contre la loi travail.
Bonus pack répression : ils ont été placés sous contrôle judiciaire (pointage au commico), passent en procès en fin d’année et il leur a été notifié une interdiction de manif en france durant l’état d’urgence !
Plusieurs autres personne se sont vues remettre cette semaine par un Officier de Police Judiciaire une « interdiction de paraître sur la commune de rennes les jours de manifestation contre la loi dite Khomri, contre les violences policières, contre l’aéroport de NDDL » dans un périmètre large du centre-ville, 1h avant l ‘heure du rassemblement déclaré ou non, jusqu’à minuit.

1 personne est passé en procès lundi 12/09 pour « non dispersion après sommation et dissimulation du visage », elle s’était fait interpeller sur la rocade durant la manifestation du 19 mai qui voulait rejoindre le blocage des routiers. Elle écope de 500e d’amende et la juge lui a dit lui faire « une faveur qui n’arrivera pas 2 fois » en lui évitant l’inscription au casier B2 car elle travaille dans la fonction publique (le procureur s’y opposait car « on ne peut pas dispenser des cours d’éducation civique aux marmots et ne pas obéir aux ordres de la police »).

Les 2 personnes arrêtées à la sortie d’un procès au tribunal de Rennes en août sont passées en procès vendredi 16/09 pour « menaces de mort envers un magistrat, dégradations en réunion avec visage dissimulé (tags) et refus de signalétique » durant la manif du 23 juin.
Le procès se tenait à St Malo car la victime qui ne s’est pas portée partie civile n’était autre que le désormais célèbre juge Léger, qui se vantait récemment d’avoir jugé une cinquantaine de manifestants en quelques mois, et affirmait avoir « une entière confiance dans la fonction répressive des instances collégiales de la justice ».
Les prévenues ont été reconnues coupables pour les 3 chefs d’inculpation, même si les dommages et intérêts sont passés de 40 000e réclamés par tout le gratin des commerçants de vitrines à 900e car ces derniers s’étaient mis en tête de faire passer le maximum de factures liées au passage énergique et récurent de toutes les manifs…
Fait notable, deux flics attendaient les inculpées pour leur remettre des interdictions de manifs ; partis avant le délibéré, ils ont confié l’arrêté préfectoral à leurs grouillots chargés de la sécurité du tribunal. Manque de pot, ces derniers n’ayant pas la qualification d’officier de police judiciaire, ils n’avaient pas la qualification nécessaire pour rédiger un PV de notification aux camarades, et ces dernières se sont bien gardées de signer leur bafouille. Continuons de les esquiver !

La foire répressive n’est certainement pas finie, son champs d’intervention s’est diversifié : gens arrêtés chez eux, coups de téléphone de flics plus ou moins avérés, contrôle routier qui se termine en GAV, notification d’interdiction de manif après rétention au commico durant un pointage sous contrôle judiciaire/ en allant à la boulange/ en sortant du taf/ tentative à la sortie d’un procès…

Si vous ou vos proches êtes confrontés à ces situations, contactez defense.collective@riseup.net !

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